itcbitcbitcbitcb

INSTITUT TECHNIQUE ET COMMERCIAL DE BOUSSU - 065/76.61.10

HISTORIQUE

Toute histoire a un commencement , et souvent un prélude. Nous sommes en janvier 1926 et l'Association des Œuvres paroissiales du Doyenné de Boussu acquiert, au décès de sa propriétaire, la propriété sise au 13, rue de Caraman à Boussu, dite "Château PECHER", grâce à la générosité des charbonnages "Produits de Flénu - Charbonnages du Hainaut". Cette transaction est effectuée moyennant un accord tacite qui stipule qu'une école professionnelle doit y voir le jour endéans les deux ans. Mais les choses tardent et Messieurs DEBILDE et DEHARVENG, Directeurs-Gérants des charbonnages "Produits de Flénu" se mettent en relation avec Monsieur l'abbé REYN, Supérieur général de la Congrégation des Aumôniers du Travail, et les droits de propriété sont cédés par le Doyenné de Boussu à une toute nouvelle ASBL "Les Aumôniers du Travail dans le Borinage" (dont les Statuts ne seront pourtant publiés qu'en 1929).
Les Aumôniers s'implantent ainsi à Boussu et ne chôment pas. Ils ouvrent en octobre 1927 une école qui commence à fonctionner avec 12 élèves. Son nom? L'Institut professionnel des Mines, qui est chargé de former les futurs Porions de minage et Conducteurs des mines.

1928-1934 : L'Association charbonnière du Couchant de Mons ne chôme pas non plus. Elle fait construire à ses frais une aile droite (vers l'église) comprenant chaufferie, réfectoire au sous-sol et classes au rez-de-chaussée et à l'étage ainsi qu'une véranda derrière le château.
Monsieur l'abbé RAULET, Aumônier du Travail comme il se doit, est nommé premier Directeur d'une école désormais ouverte aux adolescents et aux adultes. Il crée une école professionnelle du jour (en ce compris un 4e degré primaire annexé à l'enseignement technique) et une école industrielle du soir. Monsieur l'abbé HYARD le seconde en qualité de Préfet "des études" et servira d'économe.
C'est plutôt à partir de ce moment qu'il faut réellement compter.
L'Institut technique et professionnel des Aumôniers du Travail de Boussu est né.

1930 : Ce sont les Aumôniers, cette fois, qui construisent à leurs frais les sous-sols de ce qui devait devenir une chapelle dédiée à St-Joseph. Les piliers porteurs se voient encore clairement dans ce qui devint immédiatement les ateliers de derrière le château (Menuiserie et Ajustage), mais son étage et donc la chapelle ne virent jamais le jour.
1931 : Construction à la suite des autres d'un atelier de Mécanique.
1932 : Ouverture des cours professionnels pour les ouvriers chômeurs.
Construction d'un laboratoire d'électricité… et d'un dortoir (le deuxième étage de l'aile droite) où des internes sont accueillis dès septembre.

1934-1939 : Monsieur l'abbé Léon RAULET, dont le prestige, le rayonnement et l'action dépassèrent largement le cadre de l'Institut, est nommé Directeur à Montegnée et Monsieur l'abbé Paulin-Armand FRONVILLE le remplace. Monsieur l'abbé Jacques VERLAAK prend la charge de Préfet, outre celle de chargé de cours.
Un arrêté redéfinit la structure de l'enseignement et les innovations vont alors bon train à l'Institut. Ainsi :
- l'Ajustage, le Tournage, la Forge, l'Electricité et de la Menuiserie sont officiellement
classées "A3" (1934).
- Création des cours du soir pour géomètres-experts immobiliers (1937).
- Création des cours du soir d'automobile (1939).

Citons aussi l'installation de l'encore actuelle cabine à Haute Tension, voie d'Hainin.

Deux autres hommes jouent un rôle important dans ce développement : Monsieur Louis HARMEL, professeur en charge des ateliers (les premiers chefs d'atelier ne viendront qu'en 1959!), et Monsieur François BERA, chargé de l'administration, et qui deviendra un jour Inspecteur général de l'Enseignement technique.

1939-1942 : Monsieur l'abbé FRONVILLE est désigné comme Directeur à l'école de Pierrard (-Virton) en juillet 1934. C'est Monsieur l'abbé VERLAAK qui prend à BOUSSU la charge de Directeur et qui assume les aléas du début de la guerre. C'est lui qui inaugurera (à temps?) un nouveau cours de "réadaptation professionnelle".
Le 25 septembre 1940, il est nécessaire que Monsieur l'abbé FRONVILLE reprenne son poste d'antan. Monsieur Paul CULOT, Directeur gérant des Charbonnages d'Hautrage, devient en 1941 Administrateur de l'ASBL et sera le premier Président de la Commission administrative de l'école, et ce pour longtemps.
En juillet 1942, est ouverte une section de Triage-Lavoir à l"Ecole des Mines" de niveau A2.

1942-1959 : c'est Monsieur l'abbé Cornelis VAN DEN HEUVEL qui préside désormais aux destinées de l'Institut. S'il ne réalisa pas de grands travaux, ni n'entreprit de profondes mutations, il ne contribua pas moins à maintenir le bon renom de son école dans le Borinage. Renom dont allait pouvoir se servir son successeur.
A noter qu'en 1951 arrive à l'école, frais émoulu du séminaire, Monsieur l'abbé GOFFIN, en qualité de professeur et de nouveau Préfet. Bien que pensionné, il est toujours là et verra se fêter les 75 ans de "son" Institut, qui lui doit tant.

1959-1963 : c'est le 1r avril 59 que Monsieur l'abbé Joseph DE MAN prend ses fonctions de Directeur. Son dynamisme rayonnant, son tenace esprit d'initiative et son autorité draconienne vont vite faire des merveilles.

Sous son impulsion, la population scolaire quintuple en cinq ans : de 242 élèves en septembre 58, elle passe à 533 élèves en septembre 59, 750 élèves en septembre 60, 850 en septembre 1961, près de 1100 élèves en septembre 62. Le record absolu est atteint en 63 avec un peu moins de 1300 élèves.

L'école devenant vite trop petite, il faut construire rapidement et majestueusement :
- 1960 : construction du "nouveau" bâtiment, rue de Caraman, d'une salle des professeurs
(rez-de-chaussée) et d'un laboratoire (à l'étage), rue Léon Figue. Opérationnels dès
septembre 1961, leur inauguration aura lieu en grandes pompes en novembre de cette
même année.
- Transformation des ateliers de Forge-Soudure, Electricité et Garage.

Il s'entoure aussi d'une équipe pluridisciplinaire complète de gens compétents, qu'il trie sur le volet. Ainsi, le "Pacte scolaire le lui permettant, il nomme aussitôt le premier Sous-Directeur de l'école : ce sera Monsieur Louis HARMEL, et ceux qui seront les premiers d'une longue série de Chefs d'Atelier : Messieurs Joseph ALBOORT et Achille DEBIEVE.
La situation l'y poussant, il nomme évidemment de très nombreux jeunes professeurs, ainsi que des personnes de qualité : éducateurs, assistante sociale, infirmière, administratifs.

Dès 1959, il ouvre une section d'Electricité A2.
En 1960, ce sont une 5e année A3 en Mécanique automobile et une section de Mécanique A2.
En 1961, il ouvre la première année de la section "Commerce A6/3" et change d'autorité le nom de l'école. désormais, elle s'appellera "Institut technique et commercial", en abrégé "ITCB".
En 1962, s'ouvre la première année de la section B1 de Promotion sociale : Electronique.
En 1963, s'ouvre la 5e de spécialisation A3 en Radio-Télévision.

En novembre 1963, en grand fondateur et bâtisseur qu'il est, il est sollicité par sa Congrégation et part pour le Brésil pour y accomplir une œuvre du même type (elle sera plus grandiose encore!) pour les défavorisés des favellas du Minas Gerais.

1963-1969 : C'est Monsieur l'abbé Christian VAN RIEL qui reprend la succession et continue à œuvrer dans même esprit que son prédécesseur.

En 1964, il achète la propriété rue Léon Figue, dite château SERVAIS par les Boussutois, mais baptisée par les Aumôniers "Villa" (St-Michel!)
Le terrain jouxtant la Voie d'Hainin, qui deviendra plaine de sports et terrain de football après aménagements, font partie de l'achat.
Il ouvre la première année A6/A2 Commerce, en continuité de sa petite sœur du secondaire inférieur.

C'est aussi cette année-là que se créera une "Amicale des Anciens élèves" qui ira, un jour, jusqu'à compter plus de mille adhérents cotisants.

En 1965, il achète la Bonneterie Ste-Anne, qui suit immédiatement le terrain déjà acheté, et qui deviendra après aménagements, l'atelier actuel de Mécanique et Machines-Outils. Il fait aménager le stade sportif. Il fait construire un préau en continuité de la salle des professeurs jusqu'à l"ancien" bâtiment.
Il ouvre une 5e année de spécialisation A3 Ebénisterie, en même temps qu'une section de Menuiserie professionnelle A4.
Monsieur Paul SOLEIL est nommé Sous-directeur en remplacement de Monsieur HARMEL, retraité.

En 1967, il fait aménager un laboratoire de Mécanique.
Les Aumôniers déménagent définitivement dans la "Villa" et le "Château" est définitivement occupé par la Direction et l'administration de l'école.
La nouvelle appellation de l'école est enfin officialisée par la création d'une nouvelle ASBL du même nom. Ce ne sera pourtant vrai que pour l'école de plein exercice, car l'école "du soir" continuera à garder son nom d'origine.

En 1968, il fait supprimer le bosquet du fond de la cour et le transforme en un complexe d'utilités et sanitaires. Il fait construire une salle de projection (84 fauteuils) au fond du premier étage de l'ancien bâtiment.
Il ouvre les premières années professionnelles secondaires supérieures de Mécanique, Electricité et Menuiserie (les "A4/A2!).

En mars 1969, il a encore le temps d'acheter l'ancienne Brasserie JOUVENEAU, qui deviendra le futur et vaste atelier de Menuiserie (St-Arnould). A l'étage, on aménagera des classes pour la section commerciale.

Mais son bilinguisme et son sens de la concertation étant parfaits, il est alors appelé à diriger l'école de SCHAERBEEK, en grande difficulté. Depuis, pensionné et ayant réintégré il y a quelque temps la communauté de Boussu, il sera là, lui aussi, pour fêter dignement les 75 années d'existence de "son" Institut.

1969-1982 : Le 1r mai 1969, Monsieur l'abbé Lambert MALBROUCK, prend sa succession. Désireux de se consacrer à un autre champ d'activités, plus spécifique, il demande immédiatement à être déchargé de ce poste et Monsieur l'abbé Stefan URBANIAK le remplace dès le 1r septembre 1969. Il restera Directeur presque exactement trois ans, avant de mourir d'un infarctus. Le 1r septembre 1972, c'est Monsieur l'abbé Joseph MARIS qui prend sa place et la gardera deux ans avant de quitter la Congrégation. C'est alors, Monsieur l'abbé Antoine WILLEMS qui lui succède en septembre 1974 et ne quittera son poste qu'en juin 1982, pour cause de mise à la retraite.

Cette période se caractérise jusqu'en 1980 par des facteurs et événements divers, peu significatifs pour l'histoire de l'école. Mais notons quand même :
- la nomination de Monsieur DEBIEVE, promu premier Chef des Travaux d'Atelier de l'école, en septembre 1969.
- la nomination, en janvier 1970, du premier Educateur-Econome en titre, Monsieur Léon COCU.
- l'abandon de Monsieur l'abbé GOFFIN de sa charge de Préfet de Discipline, en 1970. C'est, après quelques tribulations, Monsieur Clément DRUART qui exercera ce rôle, avec maestria, mais sans jamais obtenir autre chose, plus tardivement, que le titre non officiel d"Educateur principal".
- Un Labo de Langues est installé en 1972, au sein de la section de Commerce, d'abord dans un des locaux de l'ancienne brasserie.
- la nomination en septembre 1975 d'un premier Secrétaire de Direction à l'Institut. Ce poste échoit normalement à Monsieur Albert CORDIER.
- la suppression définitive, en juin 1976, des bons vieux diplômes et brevets d'antan, remplacés par des Certificats de Qualification et des Certificats d'Etudes.
- le renforcement du staff administratif par l'engagement désormais permis d'un Commis-
Dactylographe et d'un Rédacteur, en septembre 76.
- la prise de possession (par bail emphytéotique) des deux petites maisons, sises au 17,
rue de Caraman.
- la transformation en 1978, des sections Electricité et Mécanique ETSS en une seule
section d'Electromécanique ETSS de Qualification et la création de multiples spécialités
en Promotion sociale : Electroménager, PVC-ALU, etc.

Globalement, il peut donc être affirmé que ces Directeurs successifs contribuèrent à maintenir le bon renom de l'Institut, et ce grâce à l'appui d'une équipe de collaborateurs de premier plan. Parmi ceux déjà cités ci-avant, faisant partie de l'équipe dirigeante, il faut encore mentionner :
- Monsieur Arille URBAIN qui, en septembre 1976, accède lui aussi à la fonction de Chef des Travaux d'Atelier et restera d'ailleurs le seul après la mise à la retraite de Monsieur DEBIEVE.
- Monsieur Michel FLASSE qui, en janvier 1979, prend la place de Sous-Directeur en
remplacement de Monsieur SOLEIL.

L'année 1980 porte la promesse de changements importants. L'Institut "entrant dans le Rénové" va voir se modifier radicalement sa structure traditionnelle. La 1e année de ce type (1e A) débute en septembre 1980. La première année professionnelle (1e B) est ouverte.
La structure change, les cours se diversifient (du latin en 1e, c'est du jamais vu!), les méthodes se modifient, les mentalités doivent changer.

En 1981, poursuite des changements et créations dans toutes les 2es années de ce degré d'observation :
- dans le technique (2e commune) : Electricité-Mécanique au lieu d'Ajustage, Bois-
Construction au lieu de Menuiserie, Socio-Economie au lieu de Commerce, et création de
l'option "Sciences".
- dans le professionnel : Electricité-Métal au lieu d'Ajustage, Bois-Construction au lieu de
Menuiserie, et création d'une option polyvalente d'orientation reprenant ces quatre composantes. La maçonnerie fait son entrée à l'école.
- Création également d'une 7e année de perfectionnement ETSS en Electromécanique.

1982-1997 : Monsieur FLASSE accède le 1er juillet 1982 à la fonction de Directeur. Il est le premier Directeur laïque de l'école. Il va poursuivre et amplifier le mouvement entamé. Il sera aussi le dernier à cumuler les deux mandats de Directeur de l'école de plein exercice et de celle de Promotion sociale.
En novembre, Monsieur Guy NEVEUX est désigné dans la place laissée vacante de Sous-Directeur.

En 1982, s'ouvre la première année du 2e Degré, dit d'orientation. Avec :
- la création d'une 3e année de Transition, option Electromécanique. Enfin des "humanités
techniques", à l'instar de ce qui se fait à St-Luc à Mons depuis longtemps!
- la création (suite logique de la 2e année) de l'option Construction-gros Œuvre.
- le maintien, avec parfois d'autres appellations, des sections anciennes : Mécanique ou Ajustage, Electricité ou Installations électriques, Menuiserie ou Bois, Aide-Comptable (pour Commerce), Soudage (pour Forge).

Ces bouleversements pédagogiques nécessitent une totale réorganisation progressive des ateliers dans des bâtiments constamment réadaptés. La Salle des Professeurs aussi est délocalisée, prenant place au rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment à la place de la chapelle, ce qui laissera malheureusement l'Institut sans un véritable lieu de prière.
La première "bulle" verte, à toit pointu classique, est installée au fond de la propriété Ste-Anne. Elle finira par devenir l'actuel atelier de Mécanique automobile.

En 1983, ouverture des 4es années. Ces bouleversements pédagogiques nécessitent une totale réorganisation dans tous les domaines : dossiers innombrables à ficeler, réorganisation progressive des classes (scindées en deux dans l'ancien bâtiment) et des ateliers réinstallés dans des bâtiments constamment réadaptés, travail d'information et de formation où il faut persévérer, acquisition de nouveaux matériels,… Gigantesque!
C'est en décembre de cette année que l'Institut acquerra les anciens établissements BOUCGNIAUX, reliant la Voie d'Hainin à la rue de Caraman, pour y installer l'année suivante les élèves en Construction-gros Œuvre.

En 1984, s'ouvre la première année du 3e Degré, dit de détermination, avec :
- la création d'une 5e année de Transition, option d'Electromécanique, suite logique de l'option déjà admise au 2e Degré.
- la création d'une 5e année professionnelle de Construction-gros Œuvre, de la même lignée que la précédente.
- la création d'une 5e année de Qualification technique, option d'Informatique industrielle.
- la création d'une 5e année professionnelle, option d'Ebénisterie.
- la création d'une 5e année professionnelle, option de Soudure-Chauffage.
- la création d'une 5e année professionnelle, option de Mécanique-Moteurs.
- le maintien, avec parfois d'autres appellations, des sections anciennes : Electromécanique,
Comptabilité (pour Commerce), Mécanique d'entretien (pour Mécanique), Electricité-Equipement du bâtiment (pour Electricité), Menuiserie.

… mais aussi sont créées des 7es années professionnelles, de spécialisation ou de perfectionnement, avec :
- une option d'Electricité (qui deviendra "d'équipements industriels").
- une option de Menuiserie-Ebénisterie-Restauration (qui deviendra "Création-Restauration-Sculpture").

En 1985, ouverture des 6es années. On s'attachera à asseoir les innombrables réformes antérieures.

En 1986, création d'autres 7es années professionnelles de spécialisation :
- Diesel-Hydraulique-Pneumatique.
- Menuiserie : PVC-ALU.

La deuxième "bulle", à toit arrondi, est construite derrière la première. Elle sera mise à la disposition des professeurs d'Education physique en tant que Hall de Sports.

En 1987, l'ITCB - Promotion sociale - absorbe l'école de même caractère de l'Institut technique libre d'Ath. Désormais, les Aumôniers du Travail sont implantés et connus à Ath.

En 1988, se met aussi en place une structure pédagogique, assez particulière à l'école, et qui est la Classe-Atelier de 1e année B. Elle perdure toujours, ayant même gagné du galon en adaptant la formule à certains élèves de 2e professionnelle.

En 1989, création de la 7e année de spécialisation EPSS, faisant suite à l'option Mécanique :
- Opérateur-programmeur sur machines à commande numérique.
Mais aussi, sont mis en chantier, deux bâtiments destinés à compléter l'ensemble existant. L'ancien préau est supprimé pour faire place à un bâtiment destiné à y installer des laboratoires (informatique, robotique) et qui relie l'ancien labo (RTV), rue L. Figue, à l'aile droite du château. Une sortie de secours est prévue dans l'angle de ces bâtiments reliés.
Au fond de la cour, juste devant l'atelier de Menuiserie, un gros bâtiment est conçu pour recevoir en sous-sol un préau "en dur", de nouvelles toilettes et une piscine (elle ne sera malheureusement jamais opérationnelle!), au premier étage des locaux de classe et au second étage, un tout nouvel atelier d'électricité.

En 1990, nouvelles créations d'options :
- une 5e année professionnelle "Conducteur de Poids lourds", option unique dans le Hainaut.
- Une 7e année de perfectionnement "Chauffage et Régulation".

Mais les années fastes étaient derrière. Si l'Institut a compté aux environs de 1000 élèves pendant une bonne dizaine d'années, 1990 lui sera cruelle. Il perdra d'un coup, d'un seul, près de cent élèves. Alors qu'énormément d'écoles techniques perdaient littéralement pied, l'Institut tenait bon malgré tout, grâce aux efforts consentis précédemment. Il perdra ensuite progressivement une trentaine d'élèves par an. Et la descente se poursuivra longtemps (en fait jusqu'en 2001).

Trois autres menaces se profilent aussi à l'horizon, auxquelles l'Institut fera face avec son énergie coutumière :
- Les grèves du personnel de 1991 et surtout 1996, personnel mécontent de son salaire et du
manque de considération du public à son égard.
- L'absentéisme et le comportement des élèves qui doit impérativement être canalisé.
- Les départs des professeurs pour non-reconduction des engagements, mises en disponibilité et surtout, dès 1993 un exode massif vers la retraite.
Il s'agit de réengager des éléments valables.

C'est sans compter les innombrables réformes pédagogiques auxquelles il faut tenter d'adhérer.

En octobre 1992, Monsieur Jacques AMAND est nommé à son tour Chef des Travaux d'atelier, en remplacement de Monsieur URBAIN, en partance.

En janvier 1994, Monsieur FLASSE abandonne ses fonctions de Directeur de l'école de Promotion sociale, une école dont le paysage s'est considérablement modifié. Des formations longues (anciennes B6/B5, B2, etc.) ont cédé le pas devant une multitude de formations courtes de tous niveaux. C'est Monsieur Richard BERTRAND qui prendra la succession. Une succession certes, mais de Direction à plein temps cette fois.

En 1995, le mur de la Voie d'Hainin est refait et l'occasion est belle d'y installer un vrai bureau pour les Educateurs. Le parc à vélos est restauré. L'entrée-sortie, rue de Caraman, étant déjà interdite aux élèves, les allées et venues seront contrôlées en permanence à la Voie d'Hainin.

En septembre 1998, Monsieur FLASSE part pour une retraite bien méritée .

Assez rapidement après son départ, lui qui, toute sa vie, s'est tellement mis au service des Aumôniers du Travail accepte, à la demande de Monsieur l'abbé Jacques VANDERUS, Supérieur général de la Congrégation, de devenir le premier Administrateur délégué laïque de l'ITCB. A ce titre, il fêtera les 75 ans de l'Institut aux côtés de Monsieur l'abbé VANDERUS.

Monsieur NEVEUX le remplace comme Directeur, avec un désir sincère d'assurer la continuité de l'œuvre entreprise et tout en faisant part de sa grande expérience au nouveau Sous-Directeur désigné, Monsieur Francis CORDIER.

En janvier 1998, l'ITCB entre réellement dans l'ère "Internet".

Au terme de l'année scolaire, Monsieur NEVEUX prendra à son tour le droit à une retraite bien méritée.

1998 - 2003 : en septembre 1998, Monsieur CORDIER accède définitivement au poste de Directeur de l'Institut pendant que Monsieur Fabrice GLOGOWSKI prend en charge la fonction de Sous-Directeur.
Ce dernier deviendra vite - initiative heureuse de la Congrégation - le premier Aumônier du Travail laïque de l'école.

Cette année-là, est lancée la 2e année professionnelle "Formation de Base", dont les élèves auront pour cadre pédagogique la Classe-Atelier.

En 1999, le flambant neuf "Centre Cybermédia" est ouvert aux élèves. Il est installé au 1er étage du "nouveau bâtiment".

En 2000, s'ouvre au 2e Degré professionnel, en association avec le Centre de Formation en Alternance (CEFA St-Luc de Mons) deux options pour élèves en décrochage : Aide-Mécanicien garagiste et Ouvrier polyvalent en parachèvement du bâtiment.

En 2001, s'ouvre la 5e année d'une nouvelle option professionnelle : Tailleur de Pierre et Marbrier. S'ouvrira aussi une expérience peu concluante : la formation en alternance (école-entreprise) pour certains élèves de 7e professionnelle de spécialisation.

Fin 2002, l'école acquiert un bâtiment (les anciens ateliers Charles VIOLLE), situé à la rue du Centenaire, afin d'y établir prochainement des options surchargées.
Au début 2003, c'est cette fois, la maison MALINGRET et son hangar, rue de Caraman, qui sont acquis dans le même but.

Un oratoire, aménagé dans le baraquement (complètement rénové en dur!) qui jouxte le tout nouveau bâtiment, permettra aux élèves de venir se recueillir dès la rentrée de septembre 2003. Il sera inauguré…